ECHOS DES DERNIERES CONTERIES
Vevey (CH). Bibliothèque médiathèque municipale. Mardi 4 juin 2013.
Comme ils étaient jeunes, nombreux et attendrissants, les enfants venus ( accompagnés de femmes, enseignantes, gardiennes, mères ou grand-mères ) pour l’heure de conte. Ils ont fait bon accueil à Ariane Racine, conteuse inconnue à cette adresse.
La conteuse leur a parlé du haut de son tabouret, sans marionnettes, ni jeux de doigts, ni chansons et ils l’ont écoutée. Leur attention aux histoires, leurs échos, leurs questions tenaient du miracle par cette fin d’après-midi enfin d’été où le lac clapotait au soleil de l’autre côté de la vitre. Merci aux femmes présentes avec eux dans le public ou un peu à l’écart. Merci aux bibliothécaires de Vevey de faire une belle place aux contes et aux conteuses dans leur espace.
Neuchâtel (NE), Ferme de Fontaine-André, 26 avril 2013.
Assis dans l’ancien pressoir à pommes devenu salle de contes le temps d’un soir, le public était au rendez-vous. Une bonne cinquantaine d’amatrices et amateurs qui prennent goût à la Saison des Contes à la Ferme…
Il faisait assez bon pour ne pas avoir froid malgré le printemps frais. C’est fou ce que la rencontre entre un public, des contes et une conteuse peut réchauffer l’atmosphère. Surtout avec un bol de grog entre les mains préparé par Lucia Gisler-Illi pour que les gens se sentent bien accueillis au domaine de la ferme de Fontaine-André. Merci à elle et à sa famille.
Paris (F), XIIème arrondissement. Librairie La Terrasse de Gutenberg, 17 avril 2013.
Malgré le soleil, une dizaine d’enfants et quelques adultes avaient choisi la cave et l’ombre. Ils étaient descendus les marches de l’escalier en colimaçon qui mène au sous-sol de la librairie pour une courte heure de contes. Ils avaient découvert un lieu aux murs tapissés de livres d’occasion. Ils attendaient sur les bancs que les contes viennent à être dits.
Après les contes, goûter et séance de dédicace de deux livres : Les Contes de la petite salamandre et Les Contes pour les curieux en herbe. Merci aux copines venues en voisines !

Neuchâtel (NE), Hôtel Beaurivage, 2 décembre 2012.
Le grand salon d’un grand hôtel, c’est tout un monde. Surtout quand il est comble et réunit plus de 200 enfants et adultes venus à la fête de la Saint-Nicolas. Emilie Trasente, clown, et Ariane Racine, conteuse, ont présenté à ce public de bons clients de l’hôtel Beaurivage et de familles d’employés de l’établissement, une version grand format de Fourmidable !
Photo : calme et luxe d’une coulisse improvisée
Neuchâtel (NE), Salle de la société d’escrime, 1er décembre 2012.
Emilie Trasente, clown, et Ariane Racine, conteuse, ont donné la première de leur spectacle Fourmidable ! devant un public que quelque 70 adultes, adolescents et enfants. Accueil attentif dans une salle de sport transformée en salle de spectacle. Merci au maître d’armes David Bozier pour sa complicité.
Photo : Emilie Trasente (à dr.) et Ariane Racine
Neuchâtel (NE), Ferme de Fontaine-André, 3 novembre 2012.
En plein redoux de novembre, une soirée près du puits à écouter des contes anciens autour du feu. Une cinquantaine de personnes ont répondu à l’invitation de Lucia et Kurt Gisler-Illi, paysans du domaine. Les amateurs de contes ont surgi de la forêt à pied, à vélo ou en auto. « Une soirée archaïque et chaleureuse, une conteuse qui te laisse tout imaginer » a déclaré un spectateur en sirotant son vin chaud. Photo : après la contade.
Projet : Ariane Racine pourrait venir conter à la ferme aux quatre saisons de 2013. A suivre.
Montreuil (F), Salon de la rue Parmentier, 25 novembre 2012.
Devant un public d’ami-e-s bienveillant-e-s et néanmoins critiques, générale de Fourmidable ! Les contes de Beauravages par Emilie Trasente, clown, et Ariane Racine, conteuse. Pari du spectacle: faire dialoguer deux solistes jusqu’à former un duo insolite où l’auguste rencontre une conteuse qui lui fait l’effet d’un clown blanc. Contes et sketches se succèdent jusqu’à un numéro de clowns partagé.
Veyrier (GE), 13 et 20 juin 2012.
En partenariat avec le Théâtre de Carouge, la Commune de Veyrier a mis pour deux jours les contes à l’honneur de sa Mansarde, belle salle d’exposition et de musique située sous les toits du vieux collège. Jours d’été, premières chaleurs: les personnes qui s’installent sur les bancs de bois sont des passionnés ou des enfants qu’il s’agit d’ensorceler, car ils ont renoncé à la piscine et aux jeux en plein air. Une heure pour allumer la lanterne magique et donner l’envie de rester encore un peu, caressé par le vent frais des histoires.
Bienne (BE), 11 et 12 mai 2012.
Vendredi 11 mai: une quinzaine de personnes traversent à pas étonnés le pont de l’Elfenau et se dirigent vers la clairière elfique. Sous la façade invisible de la rue, des sièges disposés en théâtre. Il y a un paon et des passereaux, des églantines et des iris, des ruisseaux et des échos de la gare. Une jeune femme sert des verres de marsala. La conteuse vient s’asseoir sur un vieux siège de piano posé sur l’herbe. Il fait doux, la nuit vient. Les contes du Décaméron aiment les soirs d’été dans les jardins anciens.
Samedi 12 mai : le temps a tourné, la température a chuté, la conteuse prépare des couvertures de laine. Déjà l’automne ? Finalement, grâce à la maîtresse de maison qui a apprécié la contade de la veille, les contes s’invitent au salon devant la cheminée qui crépite. Dehors, au bord de la fenêtre, loin du feu qui leur fut fatal, le paon s’est perché pour avoir des nouvelles de la grue et du faucon, deux oiseaux dont le destin l’a ému la veille, quand il écoutait les contes de Boccacce au jardin.
Jean-François Jobin était assis dans le public du 11 mai: son écho.
Neuchâtel, 11 février, 12 et 25 mars 2012.
25 mars : petit public dedans, grand soleil dehors. Feu dans la cheminée, verre de l’amitié et contes pour ce dernier des trois rendez-vous dans le salon neuchâtelois. Merci aux hôtes Françoise et Craig Penlington du Restaurant DuPeyrou pour leur accueil.
12 mars: ils sont presque trente devant les bûches qui flambent et la conteuse qui se souvient. Au programme : La Grue, L’art d’apprêter les restes, Les trois anneaux, Le Palefrenier et Le Faucon.
11 février: Le Faucon et autres trésors, première de la contade. Dehors, il gèle. Dedans, il gèle aussi ou presque. Malgré le feu dans la cheminée et le marsala dans les verres, le froid gagne. Les fenêtres du palais qui a vu passer bien des hivers rudes depuis la visite de Jean-Jacques aiment la caresse des courants d’air. Dix-huit personnes ont bravé l’hiver pour venir écouter ces histoires qui s’inspirent du Décaméron de Boccace. Elles jureront, en fin de contes, que le feu, les glaces et les dorures des lieux vont bien avec leur Renaissance toscane intérieure et qu’elles n’ont pas eu si froid que ça. Merci à l’hôtesse Françoise Penlington qui a ouvert son grand salon.
Bordeaux, mardi 13 mars 2012.
Le Faucon et autres trésors a été conté le 13 mars 2012 par Ariane Racine à Bordeaux, au Chat Noir. L’organisatrice de cette soirée était Chantal Constant, conteuse et tisseuse d’un réseau de conteurs en Aquitaine.
Le Chat noir cha vert, c’est un bistrot accueillant tendance libertaire et multilingue. Une patronne et un patron en or, Saïd Assaadi et Elodie Lussagnet, avec des étudiantes éclairées au service et des habitués partageurs aux tables. En plus, une terrasse donnant sur une des plus vivantes places de Bordeaux et une cuisine bon marché au propre comme au figuré avec des produits frais qui sont bio sans s’en vanter.
Et pour les contes ? Une arrière-salle haute de plafond, avec des meubles variés aux couleurs chaudes et des bougies allumées autour de la cheminée condamnée. L’escalier de la cave aux pierres blondes en guise de coulisse et une trentaine de personnes prêtes à partir par les collines aux oliviers vers une Toscane rêvée. A Bordeaux, on a soif d’Italie. A Florence, on a soif de France. Toujours nos rêves éveillés d’ailleurs ressemblants et différents !

Bordeaux (F). Au Chat noir, cha vert (orthographe d’origine contrôlée). Place Saint-Michel, 47, rue des Faures. Tél.: 05 57 95 93 32.
Photo : au fond à gauche, l’adresse du Chat Noir Cha vert.
Montreuil, samedi 4 février 2012.
Dans le salon de la Rue Parmentier, une bonne trentaine de personnes et une chatte sont venues se réchauffer autour de la scène ouverte de Martine Auger. Ce soir-là les conteuses & conteurs étaient Madame Caroff, Michel Dambron, Hugues Houssin, Miriam Rubis et Ariane Racine. Clown : la frémissante Emilie Trasente. Chanson : Martine Auger (chant) et Claudine François (piano). Il faisait bon dans la maison de Treuilmont alors que dehors, ça caillait ferme.
Auvernier, Noël des Anciens, 20 décembre, 2011.
Une promenade vers la salle des contes et trois chants de Noël improvisés (après une choucroute garnie, son dessert de bûche à la crème, les cafés et pousse-café, plus le concert des enfants venus de l’école primaire d’à côté) ont suffi à réveiller ce public étonnant : une bonne trentaine d’amateurs de contes, des femmes et des hommes très pétillants à l’heure de la sieste. Conter pour les Anciens de ce village, un plaisir. Merci de l’accueil.
Montreuil, samedi 12 novembre 2011.
Dans le salon de la Rue Parmentier, le public était au rendez-vous pour découvrir les 6 conteuses et conteurs de la soirée sur la scène ouverte. Merci à Martine Auger, hôtesse de cette accueillante maison.
Troyes, dimanche 27 novembre 2011.
La Rue des Quinze Vingt va droit au coeur de la vieille ville médiévale de Troyes. Son nom évoque 300 chevaliers revenus aveugles d’une Croisade où l’Est et l’Ouest se faisaient la guerre et des misères. Voilà pour hier. Et aujourd’hui, en 2011? Des femmes, quelques hommes et des enfants, ont grimpé le raide escalier de bois du numéro 26 jusqu’à une des chambres hautes où des chaises orientées vers la rue les attendaient, face à une chaise unique sous un arbre vivant en pot. La conteuse leur a demandé:quel éclairage voulez-vous pour cette contade de fin d’après-midi, les quatre néons du plafond ou cette bougie qui a voyagé avec moi ? Les gens ont choisi le feu et l’obscurité qui s’installe au rythme de la saison. Ils ont écouté les contes doucement. Parfois ils ont ri. Derrière le bar, deux grands chiens dormaient .
Morges, dimanche 23 octobre 2011
Invitées par Sandra Meyer et le Festival de la Salamandre, Corinne Fournier et Ariane Racine ont conté de 10 heures du matin à 18 heures du soir, en alternance. Les contes sont bel et bien venus, les gens aussi. Plus de 500 personnes, de tous âges, ont pris place ce jour-là sous la Yourte aux Contes.
Neuchâtel, Muséum, le 5 octobre 2011
« Ils sont là, il paraît qu’ils sont plus de quarante adultes et enfants »

Montreuil, Parc des Guilands, le 15 septembre 2011.
« Qu’ils viennent quand ils voudront ! »
A NYMPHE ECHO ET LE DIEU PAN

Il existe plusieurs histoires sur l‘origine des échos. En voici une: La nymphe Echo était une jeune beauté champêtre. Elle parcourait, tout de mystère vêtue, les vallons des contrées méditerranéennes. Elle chantait, elle jouait de la flûte, elle se faufilait entre les haies pour fuir, farouche, le contact des hommes et des dieux, surtout de l’Amour. Mais Pan, le dieu aux sabots de presse-book, le joueur de pipeau et desyrinx, l’ambianceur des soirées sauvages en plein air, la voulait. Elle n’a pas voulu. Alors, dépité et en colère, le dieu a étendu son état amoureux à tous les bergers qui rencontraient Echo ou qui l’écoutaient. A leur tour, les bergers désiraient tant Echo que, ne pouvant la posséder, ils se sont alliés pour lui nuire. Ils l’ont attaquée, ils l’ont mise en pièces, ils l’ont dispersée en mille éclats de voix et de chaire. Quoique invisible, Echo est toujours vivante. Elle tend l’oreille, partout et nulle part, conservant la mémoire des musiques du monde. Ces rengaines qui nous reviennent, c’est encore elle. De plus, la nymphe s’amuse parfois à redoubler les sons. Les humains disent alors : «Tiens ! Un écho». Alors ils appellent encore une fois, pour mieux s’entendre ou en espérant une réponse de dieu sait qui. Ils font : «Ohé !» et la réponse arrive: «Ohé !». Un écho, c’est un retour qui fait plaisir ou qui fait avancer.



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